Affichage des articles dont le libellé est circuit vietnam laos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est circuit vietnam laos. Afficher tous les articles

Un village des Tays à Ha Giang

Le village de Tha se trouve à 6 km de la ville de Hà Giang. En venant y faire un tour, les voyageurs peuvent percevoir l’harmonie des paysages enchantés.

Le village de Tha est en train de se tailler une sacrée réputation auprès des touristes grâce à son splendide cadre naturel et l’originalité de ce hameau situant au cœur de la région montagneuse de l’extrême Nord. Ici, l’homme et la nature ne forment qu’une seule et même entité. Le village de Tha abrite une centaine de foyers de l’ethnie Tays.

Au village de Tha à Ha Giang, nous n’avons trouvé aucune maison construite en béton. Dès la porte d’entrée du village, les rizières verdoyantes qui s’étendent jusqu’au pied des collines aux courbes généreuses en mettent plein la vue. Lorsque l’on y regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit les maisons sur pilotis recouvertes de toitures faites de chaume ou de palmes. L’une des particularités de l’ethnie Tays.
La fumée qui s’élève peu à peu au-dessus de ces habitations à l’architecture si singulière semble vouloir nous conduire dans un monde féerique. Le jardin de chacune des maisons est délimité par des haies de bambou. On y trouve aussi une petite mare et quelques palmiers alignés. Les murs de la maison sont recouverts de tiges de courges et d’épinards ou de plantes grimpantes sauvages avec à leurs extrémités de petites fleurs du plus bel effet.

Les maisons sur pilotis des Tays sont bâties sur un terrain en hauteur et stable. Les maisons construites en pierre sont les plus anciennes du village. Elles sont une des spécificités du savoir-faire architectural des Tays. «Depuis que j’étais petit, je n’ai vu autour de moi que des maisons sur pilotis. Elles étaient très vastes avec des mûrs en pierres qui, après avoir été extraites des coteaux de la montagne, ont été acheminées jusqu’ici», explique Bê Dinh Dat, un Tay originaire du village et qui travaille actuellement pour une ONG de la province de Hà Giang.

Les maisons des Tays sont assez grandes pour accueillir toutes les activités quotidiennes de la famille. Une maison est généralement construite sur une surface de 400 m² et est composée de sept pièces, avec 3-4 chambres à coucher, une cuisine avec un fourneau à bois, une grande salle destinée aux activités communes de la famille (la pièce la plus vaste de la maison), une grange où sont rangés les vivres (paddy, riz, etc). La charpente, constituée de 50 colonnes de bois, est capable de supporter une toiture en chaume ou faite en feuilles de palmiers.
voyage en birmanie, voyage indochine
La maison de Nguyên Van Khanh, 40 ans a été construite en 2008 et est recouverte de feuilles de palmiers. «Ma maison a été bâtie en trois mois avec l’aide de mes voisins et de mes proches. Sa toiture est composée de 1.200 feuilles de palmiers. Elles permettent à la toiture de bien résister à la pluie et au soleil, ce pendant une trentaine d’années, ce qui est appréciable», présente-t-il.  Comme partout ailleurs dans le village, les visiteurs peuvent trouver dans les maisons toutes sortes d’outils agricoles : décortiqueuse de paddy, machine à broyer le maïs, herses, charrues, etc. 

Venez découvrir des paysages pittoresques, des rizières verdoyantes, des images qui sont bien éloignées de la vie développée des grandes villes.
Les paysans accompagnent leurs buffles sur le chemin qui mènent aux champs. Les enfants jouent au ballon ou à des jeux populaires après l’école… Lorsque le soleil décline à l’horizon, on peut entendre, résonner les voix des enfants qui folâtrent, le chant des oiseaux de la forêt, les cris des animaux de basse-cour et les sons de la vie quotidienne des Tays, une fois de retour chez eux après une dure journée de travaux champêtres.

Bref, des scènes qui offrent un bol d’air des plus bénéfiques pour le corps et l’esprit, en ces temps où l’homme moderne semble avoir oublié que dans la vie, il faut savoir reprendre son souffle.
(Source: AVI)

La cérémonie Baci au Laos

Le Laos ayant été de longues années a l'écart du reste du monde, et en particulier de la culture occidentale. La culture laotienne a subi l’empreinte profonde du bouddhisme : que ce soit l’architecture des vat, les temples bouddhistes qui ont toujours été des lieux d’échanges intellectuels ou la littérature, les jataka. La riche culture du Laos est enracinée dans la spiritualité immense. Le baci est une cérémonie populaire et spirituelle laotienne de rappel des âmes. Cette cérémonie est pratiquée par les Laos dans toutes les circonstances importantes de la vie quotidienne. La cérémonie au cours de laquelle on appelle les esprits à s’unir pour catalyser bonheur, chance et prospérité à l’attention du nouveau-né, des jeunes mariés, de la maladie, du voyageur, de la commémoration de l'anniversaire d'un ancêtre, etc.


Avant de procéder à la cérémonie, il est nécessaire de préparer un plateau garni d’offrandes appelé ba khouane. Au centre de ce plateau est disposée une large coupe d’argent dans laquelle des cornets de feuilles de bananier contenant des fleurs sont entassés en pyramide. Des fruits, des œufs, un poulet bouilli, des pâtisseries, de l’argent, des cierges, des verres d’alcool, des bâtonnets d’encens et des cordelettes de coton sont disposés dans la coupe centrale et sur les bords du plateau. D’autres coupes d’offrandes sont parfois apportées par des parents ou des amis participant à la cérémonie.

Lorsque l’assistance s’est assise autour du ba khouane, l’officiant débute la  récitation des formules rituelles par des invocations aux Trois Joyaux (Bouddha, Dhamma, Sangha) et aux divinités tutélaires pré-bouddhiques. Viennent, ensuite, les formules priant les khouanes de regagner leur habitat normal, à venir profiter des offrandes.
 Les  khouanes ayant été invités à recevoir les offrandes, l’officiant récite, alors, des formules extravagantes qui se résument en des vœux de longévité, de prestige, de bonheur, de force, de fidélité. Ces vœux sont accompagnés par la ligature d’un fil de coton autour du poignet des bénéficiaires et des membres de l’assistance par l’officiant.
Les participants échangent entre eux des voeux formalisés par la pratique du phuk khen. La ligature du poignet, effectuée selon les normes rituelles, fixe symboliquement les khouanes au corps d’une personne dont on retire, par ce même geste, les mauvaises influences tout en y faisant entrer les bonnes.